Entries tagged as ‘territoire’
Prenons cet article comme une hypothèse même si elle est fausse.
Pour point de départ à ma réflexion je suis parti d’un article de loi sur l’emplacement de serre sur du non constructible :
ARTICLE R422-2 DU CODE DE L’URBANISME : PERMIS DE CONSTRUIRE ET EXCEPTIONS AU REGIME GENERAL
Sont exemptés du permis de construire sur l’ensemble du territoire :
l) Les châssis et serres dont la hauteur au-dessus du sol est supérieure à 1,50 mètre sans toutefois dépasser 4 mètres, et dont la surface hors oeuvre brute n’excède pas 2000 mètres carrés sur un même terrain ;
C’est en lisant cet article que je me suis posé la question sur l’habitat comme serre.
Ce qui remet en cause la construction de murs opaques, d’un monde du caché, d’un intérieur invisible, séparé du dehors. La serre comme intérieur d’harmonie, un extérieur en soi …
Sans partir dans une vision futuriste.
Le présent donne des réponses et intègre le futur précaire dans sa réflexion. C’est ainsi que le musée de botanique de bordeaux (Françoise-Hélène Jourda) nous offre une marche supplémentaire à cette hypothèse, et érige sa transparence en un joyau d’humili-manité.
Certes cette construction s’adresse aux plantes. Qui s’est déjà promener dans une serre sait qu’il est difficile d’y respirer, l’air y est lourd. Mais en Afrique aussi ! Et les peuples n’en sont pas mort pour autant, la mort en ces pays vient d’ailleurs !
Mise à part, essayons d’envisager cette tournure en un projet plus proche. Des architectes se sont déjà posés la question. Sans partir dans des cathédrales de verre, des maisons se font serre vivable, maison vivante.


quand la maison se fait jardin - architecte Xavier Fouquet
Bien, mais imaginons que nous habitions une serre autonome d’un point de vue énergétique. Nous pourrions y jardiner bien sûr et par la même s’auto-nourrir. Mais quel serait ce monde où l’autonomie serait moteur. Quels nouveaux échanges jailliraient de cette autonomie ? Comment penser un monde sans échanges, où l’autonomie en serait l’économie ?
[à suivre ...]
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Tagged: autonomie, économie, bordeaux, botanique, construire, effet de serre, habitat, jardin, Jourda, loi, maison, musée, nantes, non constructible, permis, precaire, serre, terrain, territoire, transparence, urbanisme, Xavier Fouquet

> John Muir sur Wikipédia
> en vente sur amazone
Présentation de l’éditeur
” John Muir - Planète Terre - Univers ” tels sont les mots inscrits sur la face intérieure de la couverture du carnet de route dont est issu ce volume. Ils reflètent l’état d’esprit dans lequel son auteur entreprit sa marche de quinze cents kilomètres en direction du golfe du Mexique, via le Kentucky, en 1867. Il s’agit là, de loin, de la plus longue excursion botanique que John Muir ait faite au cours de sa jeunesse. Sa pérégrination a lieu dans une Amérique sauvage dans les deux acceptions du terme : des pans immenses de territoire sont intouchés par l’homme dans le même temps où les soubresauts de l’histoire - la guerre de Sécession vient de s’achever - rend les routes incertaines. Les conditions sont donc rudes, les rencontres aléatoires, mais le naturaliste reste ferme sur ses jambes, et prend les étoiles pour couverture. Mi-naturaliste (il note, classe, repère les espèces endémiques), mi-prophète, toujours en extase devant la ” wilderness “, son amour de la nature est une véritable religion et ses rares incursions dans les villes (il n’entrera même pas dans New York lors d’un transit entre la Floride et Cuba) sont purement fonctionnelles. ” Souvent, il me fallait coucher dehors sans couverture, mais aussi sans souper ni déjeuner. Pourtant, je n’avais d’ordinaire guère de difficulté à trouver une miche de pain dans les clairières largement espacées les unes des autres où étaient installés les fermiers. Muni de l’un de ces gros pains de la forêt, j’étais capable de vagabonder durant des kilomètres au sein de la nature sauvage, libre comme les vents dans les bois radieux. “
pour en savoir plus rendez vous sur le site éditeur : José Corti
Ce livre rejoint le thème du marcheur. Celui dont le temps est étrangement différent. La nature ralentit les choses. Et pourtant ce texte reste très actuel. Les méditations de John Muir pourraient être datées d’aujourd’hui que ça ne changerait rien. Le temps est ralenti, le temps est passé, mais il est encore là, non fini. Il s’étend à aujourd’hui tel une membrane élastique nous englobant dans notre marche et notre démarche.
Je reviendrai dans un prochain billet sur le thème du marcheur qui me semble une belle alternative aujourd’hui (je ne fais pas référence au sportif randonneur … bien sûr). Voici un petit aperçu de ce qu’à pu dire Michel Polac dans Charlie Hebdo :
“Muir, c’est le héros des écologistes américains; les Parc Nationaux, c’est lui, et sans lui, les sequoias géants du Yosemite Park auraient été débités en allumettes par les cyniques héros de la libre entreprise. lisez tous les détails”
Un passage du livre (parmis tant d’autres) :
“On nous dit que les plantes sont des créatures périssables, dépourvues d’âme, et que seul l’homme est immortel, etc., mais c’est là un sujet, je pense, dont nous ne savons presque rien. Quoiqu’il en soit, ce palmier-là était impressionnant au delà des mots, et il m’a dit des choses plus importantes que je n’ai jamais entendu d’un prêtre de l’espèce humaine.”
Bonne lecture.
Catégories : livres magazines · référence
Tagged: amérique, botanique, john muir, José Corti, kiomètres, livre, marcher, marcheur, naturaliste, palmier, parc, territoire, yosemite
Parce que j’aime bien commencer par une définition : voir Wikipedia : conteneur
Un peu d’histoire d’abord :
“Le conteneur maritime (…) est une innovation due à un transporteur routier américain, Malcom MAC LEAN, en 1956.
Il eut l’idée de transporter par bateau des remorques de camion, puis de dissocier la caisse du châssis de la remorque ce qui donna naissance au container.”
source : http://www.containerinfo.net
Aujourd’hui le conteneur a dépassé l’intérêt économique des grands groupes de la mondialisation économique et s’avère être une solution intéressante à l’habitat :
http://www.conteners.org
Conteners.org est un projet de centre d’art itinérant qui parcoure le monde.
En posant la question sur 4 points cardinaux du projet : ‘mémoire‘, ‘réseau‘,’habiter‘, ‘mobilité‘, à des acteurs clefs de la réflexion artistique, sociologique, urbanistique, architecturale … conteners.org nous offre en vidéos une vision pleine d’avenir et de souvenir sur le module simple cubique que l’on appelle conteneur.
série de portraits vidéos présentée dans le cadre de l’installation
Conteners lors de Villette Numérique 2004 (La Villette - Paris) :
François Bellanger (sociologue), Pierre Bongiovanni (commissaire indépendant, producteur) et Hou Hanru (curator). Geoffrey Nickson (responsable éditorial du service marketing communication Eutelsat), François Asher (urbaniste) et Stéphane Juguet (anthropologue). Fazette Bordage coordinatrice de Trans Europe Halles), Nicolas Delon (architecte) et Alain Bublex (plasticien). Laurent Casalis (capitaine en second), Anna Englesson (artiste plasticienne) et Laurence Rondoni (chorégraphe).

parmis cette multitude de reflexion, il y en a une très jolie de pierre Bongiovanni :
“transporter des opportunités d’energies”
Le conteneur figure aujourd’hui de la mondialisation des marchandises, déshumanise les ports … Assemblés comme des légos sur des bateaux, des trains, des camions, ces cubes parcourent le monde enfermant ainsi de multiple richesse :
“100 000 000 de conteneurs sur les mers
90 % des produits des échanges commerciaux internationaux sont transportés dans un conteneur. 100 millions de ces boîtes de métal traversent ainsi les océans à chaque année. L’invention de Malcolm McLean dans les années cinquante a été une véritable révolution dans l’industrie du transport à l’époque. Après quelques usages, ce type de conteneur devient par contre désuet et pose des problèmes énormes d’entreposage et, potentiellement, de pollution.”
source : http://environnement.branchez-vous.com/2007/02/la_maison_de_fer_1.html
L’architecte Pierre Morency a reçu le prix Prix Marcel-Parizeau pour ses projets de construction d’habitat familial au canada à partir de conteneurs :

Assemblés les uns sur les autres, reliés par des passerelles, découpés, emboités, ces cubes de fer permettent des constructions peu onéreuses et rapides. Domaine de prédilection de certains architectes aujourd’hui : voir l’article sur ‘Drop House’; le conteneur entrevoit son avenir sous de beaux hospices. Une société comme Algeco y flaire un nouveau marché. Le conteneur qui autrefois transportait des marchandises, se verra transporter des hommes ?
1) Contrairement aux architectes (enclins à jouer du coude avec les budgets de l’etat, des municipalités, avec les entreprises du bâtiment - bref pas de neutralité dans ce domaine), les artistes, je veux dire ceux qui ne sont pas encore placés au panthéon des arts, proposent, imaginent, critiquent, sous le ton de l’humour, de l’ironie, la précarité de l’habitation, de l’abri. Tans dans le matériau, que dans la réponse, la précarité est aujourd’hui à l’étude.
2) Une autre question qui pourra être débattue, et accolée à cette notion d’habitat léger, modulable, en mouvement, est de savoir ce qu’est devenu le travail de certains architectes utopistes comme yona friedman, nicolas schöffer, la liste reste à compléter.
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