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ou le modèle d’une amnésie.
nous entassons toujours des tonnes de souvenirs, d’objets, de mémoires durant notre vie. Certain déménage pour s’agrandir, d’autres jettent pour avancer, et puis d’autres perdent, tout.
Dans la précarité il n’y a pas de place, y compris pour soi-même.
Assis sur une bouche d’aération la mémoire s’effrite, les repères s’estompent, la perte s’installe.
Avec comme une unique bouée d’une vie passée un sac. Et dans ce sac y à quoi ? Je ne sais pas.

Mais je me suis toujours demandé : parmis ce que j’ai s’il y a avait une chose que je devais garder ça serait quoi ? Bien sûr c’est une question de choix. Dans la précarité le choix n’est pas le filtre de ce qui reste. Ce qui reste est la nécessité. De toutes les manières comment penser une mémoire, l’entretien d’une mémoire, quand le repère géographique n’est plus, quand le repère civil n’existe plus, quand l’image de soi n’interroge plus, quand la mémoire se résume au m2 occupé.

Le temps dans 1 m2 c’est un temps qui s’effi-cloche (oh la belle faute frappe!). Le temps dans 1 m2, c’est le temps du précaire, de celui qui ne peut plus entretenir sa mémoire ou, qui fait de sa mémoire la seule activitée possible, continuellement. Etre précaire de son histoire.


L’oubli prend une forme de plus en plus petitement générale. le précaire ne se souvient pas. L’oubli devient son moteur. Le moteur qui ne s’intéresse qu’au présent, qu’à ce qui est appelé, ici et maintenant, qui ne cherche pas, qui prend pour argent comptant, qui a besoin d’amnésie pour avancer, pour fuire son histoire, pour être autre, qui se ment pour être présent.
Le précaire est celui qui accepte que le pouvoir est de celui qui ment, qui conforte, qui permet de ne pas penser, qui adouci, qui fait du présent la seule réalité, qui fait du passé un simple : oubliez moi de culturelle … qui fait se sentir là , toujours présent …

(à suivre)
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“La trajectoire est la ligne décrite par n’importe quel point d’un objet en mouvement, et notamment par son centre de gravité.” [wikipedia]
Qui n’a jamais cherché le terme d’un chemin ?
On connaît le point de départ, mais rarement le point d’arrivée. Pour le marcheur il n’y a pas de point B. Le point But n’est que la chute qu’on lui donne : Je n’irai pas plus loin, je suis bien là.
J’ai toujours, été frustré, de me rendre compte que je ne pouvais pas marcher jusqu’au but que je m’étais fixer, sans en faire ma vie. Et c’est bien ça, en faire sa vie. Le bout du sentier, à l’ombre des arbres, à l’horizon, vers des sommets, derrière des océans d’imaginaire, c’est là que les pas s’enchaînent sans percer le mystère.
Le mystère est en nous, l’horizon c’est nous, le but est la marche : se sentir vibrer, malmener, chahuter, secouer, rythmer par la marche.
St Jacque de Compostelle - La Mecque
La marche a toujours été un mouvement vers soi. Une étape au recueillement. La projection de soi en soi. Un retour. Un mouvement concentrique. Les pèlerins l’ont bien compris. Que cela soit Saint Jacques de Compostelle ou La Mecque, la marche fait partie de ce dénuement là, où le marcheur est identique à l’autre comme ses pieds.
La vitesse d’accélération d’aujourd’hui transforme notre Pèlerin en un Forest Gump agité.
Rien qu’à voir notre Forest National qui montre sa contemporanéité par le jogging ! Mr Sarkozy à fait de la course un mode politique. Contrairement au vrai Forest Gump, celui ci est bien plus agité. Forest lui coure pour ne plus accepter un monde violent, absurde… et traverse les Etats Unis pour se retrouver. Il coure pour ne pas se dire qu’il pense.


Notre bipbip le coyote national a bien compris, la course est politique. Il sait que pour ses opposants c’est la marche. Comme on a pu le voir ‘la marche pour la décroissance’ est aux antipodes. Préconisant aisni la lenteur, le recul, la décroissance, et place son mouvement autrement sur les chemins de l’avenir. Le lièvre et la tortue se tire la bourre ? Non y a que le lièvre qui court …
Le marcheur est celui qui est lent, la tortue quoi. Le marcheur préconise ‘le droit à la lenteur’.
La vitesse de libération doit être celle-ci. Celle du temps. Le temps est infini dans sa lenteur.
Il est épais, étirable, profond. La lenteur me permet d’être au monde sans m’être étranger.
La lenteur me faire être à ce que je suis. Marcher ouvre les yeux. La perception est tout autre.
La perception a sa place, car elle a le temps.
Le temps du regard, le temps de la perception, le temps pour soi.
Transformant ainsi le paysage en un vaste tableau immuable, où ne défile que quelques proximités. Chaque pas peut être une découverte. Transformant ainsi l’horizon en un oula-hop ralenti
suite > la marche : photo mobile
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Quand vient l’hiver on s’amuse à souffler dans l’air notre chaleur, faisant naître ainsi d’éphémères nuages.
Enfant on les admire, on les observe, rêveur, refuge des cancres, en forme de rencontre : à la fois singe, à la fois monstre, ou sourire; ils habitent nos souvenirs comme ils habitent le ciel en doux présages. Doux ? pas toujours. Perçus dans les villes comme signe de mauvais temps, ou comme faux nuages (celui de la pollution), signe de pluie, ou signe d’orage, de neige, de dommage, ou de bon augure, ils sont partout. Au dessus de nous, ou nous dedans, ils peuvent mesurer des milliers de kilometres, il peuvent faire peur de leurs moindre grondements, energie terrible, ou calme absolu … j’aimerai fabriquer des nuages.

Pendant ce temps les chinois manipulent ces masses d’energies naturelles.
Il leur est venu à l’idée pour une meilleur maitrise météorologique en vue des Jeux Olympiques de déclencher à souhait la pluie hors zone critique… C’est ce qu’ils appellent le projet “temps garantie” :
“Des scientifiques chinois du climat auraient ainsi envoyé en l’air, le 6 mai dernier, 163 bâtons d’iodure d’argent de 10 cm chacun pour provoquer la pluie la plus importante de l’année sur Beijing.
(…) la Chine affirme pouvoir aussi empêcher les précipitations. Une technique qu’elle développerait pour assurer un climat idéal aux Jeux Olympiques de 2008.
(…) La Chine n’est pas le seul pays à effectuer des recherches dans ce domaine. USA, pays du Maghreb, Russie, Japon, de nombreux pays se vantent de leurs avancées technologiques en la matière. Pour les scientifiques : « faire ou défaire la pluie » est réalisable. “
source :aujourdhuilachine.com

Nous devrions être content non ? Comme le dis Gilles Clément dans son livre sur les nuages. Pour nous citadins, urbains, société de loisir et de consommation, quand il fait fait beau c’est qu’il n’y pas de nuages ! Hors pour un agriculteur, un paysan, pour un peuple du desert, pour la vie … on ne peut pas dire la même chose hein ?
et bien pendant que la chine s’amuse avec ses nuages (qui sont un peu les notres aussi) en les détruisant pour créer de la pluie, une société allemande IfT, elle, s’emploie à créer le premier nuage artificiel. Pour l’instant il est dit que : “Le IfT a été fondé en 1992 pour étudier les processus physiques et chimiques dans la couche d’air proche de la surface, appelée troposphère.”
Artiste et scientifique se réunisse sur cette magie noire ou rêve d’enfant : Blur - Le nuage d’Yverdon

“700 tonnes d’aciers sur pilotis, des milliers de buses d’une grande fragilité assurant la magie de l’icone de l’arteplage d’Yverdon. Cette réalisation est le fruit d’une collaboration technologique internationale de haut niveau.”
pour en savoir plus sur ce projet ici
et là
Mais alors ces nuages ne sont plus vraiment du domaine de l’imaginaire, de la légèretè, de l’éphémère ? Non peut être pas même si le nuage fait toujours rêver, inspire, insuffle, nous façonne. Il possible encore de garder la tête dans les nuages :
1) un nuage est fait d’eau : AquaSpace - Fujiki Studio


2) il est aussi chaleur translucide : Cristo - Warpped trees

3) il est aussi phénomène : Olafur Eliasson - Beauty

4) mais énergie destructrice :


5) et puis c’est beau
vous trouverez une petite selection de livre sur les nuages
lire la suite de : fabriquer des nuages [2]
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