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note pour une autonomie : l’effet de serre

mars 6, 2008 · Pas de commentaire

Prenons cet article comme une hypothèse même si elle est fausse.
Pour point de départ à ma réflexion je suis parti d’un article de loi sur l’emplacement de serre sur du non constructible :

ARTICLE R422-2 DU CODE DE L’URBANISME : PERMIS DE CONSTRUIRE ET EXCEPTIONS AU REGIME GENERAL


Sont exemptés du permis de construire sur l’ensemble du territoire :

l) Les châssis et serres dont la hauteur au-dessus du sol est supérieure à 1,50 mètre sans toutefois dépasser 4 mètres, et dont la surface hors oeuvre brute n’excède pas 2000 mètres carrés sur un même terrain ;

C’est en lisant cet article que je me suis posé la question sur l’habitat comme serre.
Ce qui remet en cause la construction de murs opaques, d’un monde du caché, d’un intérieur invisible, séparé du dehors. La serre comme intérieur d’harmonie, un extérieur en soi …

serre

Sans partir dans une vision futuriste.
Le présent donne des réponses et intègre le futur précaire dans sa réflexion. C’est ainsi que le musée de botanique de bordeaux (Françoise-Hélène Jourda)  nous offre une marche supplémentaire à cette hypothèse, et érige sa transparence en un joyau d’humili-manité.

musée botanique de bordeaux
Pour en savoir plus : http://www.jourda-architectes.com/architecture/bat_publics/bordeaux/projet.pdf

Certes cette construction s’adresse aux plantes. Qui s’est déjà promener dans une serre sait qu’il est difficile d’y respirer, l’air y est lourd. Mais en Afrique aussi ! Et les peuples n’en sont pas mort pour autant, la mort en ces pays vient d’ailleurs !

Mise à part, essayons d’envisager cette tournure en un projet plus proche. Des architectes se sont déjà posés la question. Sans partir dans des cathédrales de verre, des maisons se font serre vivable, maison vivante.

xavier fouquet - nantes
xavier fouquet - nantes

quand la maison se fait jardin - architecte Xavier Fouquet

Bien, mais imaginons que nous habitions une serre autonome d’un point de vue énergétique. Nous pourrions y jardiner bien sûr et par la même s’auto-nourrir. Mais quel serait ce monde où l’autonomie serait moteur. Quels nouveaux échanges jailliraient de cette autonomie ? Comment penser un monde sans échanges, où l’autonomie en serait l’économie ?

[à suivre ...]

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augmentation du pouvoir de non achat ![1]

décembre 7, 2007 · Pas de commentaire

Je vous ferai part de quelques résultats du pouvoir de non achat, ou comment ne pas faire grand chose pour se sentir riche. Comment penser l’économie du geste, de la dépense … ou comment s’enrichir pour de vrai.

Voici donc quelques photos prisent sur une de mes économies à la maison.

lumiere - economie 1lumiere - economie 1
lumiere - economie 1lumiere - economie 1

Comme quoi une boule à facettes posée comme un fruit près d’une fenêtre peu amener la fête à la maison. Murie au rayon du soleil elle embellit notre pièce commune, projetant des milliers d’étoiles de jour. La lumière naturelle nous délivre ses secrets. Et ça sans effort, ni énergie …

Je vous montrerai la prochaine fois comment j’ai réglé mes arrêts de porte par des montagnes. (à suivre donc ces bricolages de rien)

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la tente à tata ou l’abris tas d’idéal

novembre 9, 2007 · Un commentaire

petit travail sur la tente comme modèle de maison

Vous avez sûrement tous connus ces tentes familiales. Celles qui ressemblent comme deux gouttes d’eau aux pavillons de banlieue. Manque plus que les géraniums aux fenêtres en plastique.

tente familiale
>> voir le site d’ALS camping

>> voir sur Ebay

Bref un monde de Playmobile. Où rien ne dépasse : non pas comme une économie nécessaire, un minimal de vie. Mais rien ne dépasse comme il faut : que ce soit propre et ordonné s’il vous plaît!

Ah les playmobiles ! Vous savez ces petits humains en plastiques (comme les géraniums de la tente à tata) qui ont du mal à se serrer dans les bras, tout raide qu’ils sont aux mains de pinces, sorte de clone social pour enfants. Même si j’y ai joué comme tout le monde. En regardant de plus prêt, ils sont un peu débiles ces playmo. Dans playmobile y a … je plaisante. En tout cas il y a mobile. Et pourtant ils n’ont rien de mobile, il ne peuvent pas marcher, ils ne peuvent que sauter, les 2 jambes en même temps comme des lapins, et se reproduisent à grand frais dans la chambre du bambin, comme des lapins …

Et ben le lapin il a un terrier et ce terrier ben c’est une maison. La maison playmobile, je parle de celle de la classe moyenne, je ne parle pas bien sûr des dérivés csp+ qui ressemble à de la crème chantilly. Non je parle de la maison typiche. De la classe normale (infirmière, pompier, pompiste, boulanger etc…) le modèle basique quoi, qui crève pas trop le porte-monnaie de grand-mère :

playmobile

Et donc comme tout clone et ben ça reste en-semble nah ! Formant ainsi un maillage infini de petit cube d’habitation identique les uns aux autres. Tel un monde fractal de plus qui en comprenant MandelBrot n’a rien de différent vue de haut quand il est petit !

pavillon region parisienne
camp de vacances


Le monde fractal à ça de rassurant c’est qu’à quelque moment, endroit, lieu,espace, où l’on soit il est le même. Donc pas de panique et les vaches sont bien gardées. Voilà un assemblage de similaire redoutable ces cités pavillonnaires. Pas de place à la différence, seulement des places aux noms de fleurs (pétunias, hortensia … du playmobile je vous dis). D’ailleurs la différence elle doit être ailleurs, sinon Mandelbrot perdrait ses repères. Repère de clone. Les playmobiles vivent donc en-semble loin d’eux. D’eux-mêmes (puisqu’ils sont clones) mais des autres aussi.

Alors comment penser un réseau fractal qui permettrait de la différence ? Comment entrevoir l’habitation autrement que dans un imaginaire tirolien ? Comment organiser son espace en un dessin modulable et mouvant ? Peut on concevoir une architecture d’enfant pas trop conne ? Peut on rester enfant de notre vie ?

vue pavillon
La Côte Fleurie - Loi de Robien recentré


Dans des recoins d’expérimentations on trouve quelques réponses. La tente aujourd’hui se résume presque à une seul marque ‘Quechua’ de la chaîne Decathlon. Elle a revêtu ses lettres de noblesses dans la précarité. D’ailleurs quel hasard à fait que Quechua fut l’habitat de ceux qui ‘échouent là’ :

les enfants de Doncuichotte
Canal St Martin - Paris 2006
Les enfants de Donquichotte


Voilà nous y sommes presque. Sa forme d’igloo, représentative de la mobilité, nous rappelle les peuples nomades. Bref des Inuits transformés en pingouins d’une précarité bien ordonnée. Nous sommes sortis de la maison, de la tente à tata. Nous sommes des voyageurs, des trackers, des globes trotteurs … des aventuriers au rang d’honneur, en rang d’oignon. En précarité je vous le dis l’habit doit être nomade, pour tous ! En tous cas c’est ce que l’on voit. Mais outre la forme rien n’y change.

Il est important de ranger, classer, d’ordonner, le voyageur, le précaire, le travailleur, dans un fractal à géométrie variable.

Bon qu’est ce qu’on veut faire avec cette histoire de tente à tata ? Ben rien. Juste essayer de penser autrement. Et de se dire qu’il est peut-être possible d’inventer de nouvelle forme à l’habitat, précaire ou pas. D’utiliser l’accident de la vie, le quotidien changé et changeant, la différence, l’humour, le langage … en tous cas rien de Playmobile.

maquette franck gehry
maquette franck gehry
maquette de travail de Franck Gehry

( à suivre )

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