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la volonté de paresse

janvier 2, 2008 · Pas de commentaire

la volonté de paresse

> en vente sur lekti-ecriture.com

La paresse est jouissance de soi ou n’est pas. N’espérez pas qu’elle vous soit accordée par vos maîtres ou par leurs dieux. On y vient comme l’enfant par une naturelle inclination à chercher le plaisir et à tourner ce qui le contrarie. C’est une simplicité que l’âge adulte excelle à compliquer. (extrait du texte de Raoul Vaneigem)

Ce receuil de texte sur le droit à la paresse trouve se place dans un monde où l’amnésie conduit les peuples à s’auto aliéner on trouve quelques notions interessantes à nos reflexions.
Notament sur la notion de temps mort. Le temps mort est celui qui nous est accordé lorsqu’on ne travaille pas. Et pourtant c’est le temps que l’on retrouve, libéré, et non mort. Rien que cette notion de temps mort pourrait faire l’objet d’un billet. Comme le concept de vacance, qui veut dire vaccant, vide. Les vacances sont du temps vide. Hors combien ce temps nous remplit, comme il est plein! Il est étrange comme notre civilisation a fait du travail le mettre étalon de la liberté, en inversant les sens, et nous culpabilisé du temps libre.

Une autre perle d’actualité, que l’on trouve dans le texte de Paul Lafargue :
(…) Devant la comission de 1860 sur l’enseignement professionnel, un des plus grands manufacturiers de l’Alsace, M.Bourcart, de Guebwiller, déclarait :
“Que la journée de douze heures était excessive et devait être ramenée à onze heures, que l’on devait suspendre le travail à deux heures le samedi. Je puis conseiller l’adoption de cette mesure quoiqu’elle paresse onéreuse à première vue; nous l’avons expérimentée dans nos établissements industriels depuis quatre ans et nous nous en trouvons bien, et la production moyenne, loin d’avoir diminué, a augmenté” (…) la lettre suivante d’un grand industriel belge, M. M. Ottoavaere : “Nous travaillons tous deux grandes heures de trop; j’ai la conviction que si l’on ne travallait que onze heures au lieu de treize, nous aurions la même production et produirions par conséquent plus économique”.

> le droit à la paresse . P.Lafargue 
> à écouter le texte en mp3 pour les paresseux ;-)

Bonne lecture

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Quinze cents kilomètres à pied à travers l’Amérique profonde : 1867-1869

décembre 3, 2007 · Pas de commentaire

John Muir - Quinze cents kilomètres à pied- ed José Corti

> John Muir sur Wikipédia 

> en vente sur amazone

Présentation de l’éditeur
” John Muir - Planète Terre - Univers ” tels sont les mots inscrits sur la face intérieure de la couverture du carnet de route dont est issu ce volume. Ils reflètent l’état d’esprit dans lequel son auteur entreprit sa marche de quinze cents kilomètres en direction du golfe du Mexique, via le Kentucky, en 1867. Il s’agit là, de loin, de la plus longue excursion botanique que John Muir ait faite au cours de sa jeunesse. Sa pérégrination a lieu dans une Amérique sauvage dans les deux acceptions du terme : des pans immenses de territoire sont intouchés par l’homme dans le même temps où les soubresauts de l’histoire - la guerre de Sécession vient de s’achever - rend les routes incertaines. Les conditions sont donc rudes, les rencontres aléatoires, mais le naturaliste reste ferme sur ses jambes, et prend les étoiles pour couverture. Mi-naturaliste (il note, classe, repère les espèces endémiques), mi-prophète, toujours en extase devant la ” wilderness “, son amour de la nature est une véritable religion et ses rares incursions dans les villes (il n’entrera même pas dans New York lors d’un transit entre la Floride et Cuba) sont purement fonctionnelles. ” Souvent, il me fallait coucher dehors sans couverture, mais aussi sans souper ni déjeuner. Pourtant, je n’avais d’ordinaire guère de difficulté à trouver une miche de pain dans les clairières largement espacées les unes des autres où étaient installés les fermiers. Muni de l’un de ces gros pains de la forêt, j’étais capable de vagabonder durant des kilomètres au sein de la nature sauvage, libre comme les vents dans les bois radieux. “

pour en savoir plus rendez vous sur le site éditeur : José Corti

Ce livre rejoint le thème du marcheur. Celui dont le temps est étrangement différent. La nature ralentit les choses.  Et pourtant ce texte reste très actuel. Les méditations de John Muir pourraient être datées d’aujourd’hui que ça ne changerait rien. Le temps est ralenti, le temps est passé, mais il est encore là, non fini. Il s’étend à aujourd’hui tel une membrane élastique nous englobant dans notre marche et notre démarche.
Je reviendrai dans un prochain billet sur le thème du marcheur qui  me semble une belle alternative  aujourd’hui  (je ne fais pas référence au sportif randonneur … bien sûr).   Voici  un petit aperçu de ce qu’à pu dire  Michel Polac dans  Charlie Hebdo :

“Muir, c’est le héros des écologistes américains; les Parc Nationaux, c’est lui, et sans lui, les sequoias géants du Yosemite Park auraient été débités en allumettes par les cyniques héros de la libre entreprise. lisez tous les détails”

Un passage du livre (parmis tant d’autres) :

“On nous dit que les plantes sont des créatures périssables, dépourvues d’âme, et que seul l’homme est immortel, etc., mais c’est là un sujet, je pense, dont nous ne savons presque rien. Quoiqu’il en soit, ce palmier-là était impressionnant au delà des mots, et il m’a dit des choses plus importantes que je n’ai jamais entendu d’un prêtre de l’espèce humaine.”

Bonne lecture.

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fabriquer des nuages

octobre 16, 2007 · Un commentaire

Quand vient l’hiver on s’amuse à souffler dans l’air notre chaleur, faisant naître ainsi d’éphémères nuages.
Enfant on les admire, on les observe, rêveur, refuge des cancres, en forme de rencontre : à la fois singe, à la fois monstre, ou sourire; ils habitent nos souvenirs comme ils habitent le ciel en doux présages. Doux ? pas toujours. Perçus dans les villes comme signe de mauvais temps, ou comme faux nuages (celui de la pollution), signe de pluie, ou signe d’orage, de neige, de dommage, ou de bon augure, ils sont partout. Au dessus de nous, ou nous dedans, ils peuvent mesurer des milliers de kilometres, il peuvent faire peur de leurs moindre grondements, energie terrible, ou calme absolu … j’aimerai fabriquer des nuages.

nuage sur montagne

Pendant ce temps les chinois manipulent ces masses d’energies naturelles.
Il leur est venu à l’idée pour une meilleur maitrise météorologique en vue des Jeux Olympiques de déclencher à souhait la pluie hors zone critique… C’est ce qu’ils appellent le projet “temps garantie” :

“Des scientifiques chinois du climat auraient ainsi envoyé en l’air, le 6 mai dernier, 163 bâtons d’iodure d’argent de 10 cm chacun pour provoquer la pluie la plus importante de l’année sur Beijing.

(…) la Chine affirme pouvoir aussi empêcher les précipitations. Une technique qu’elle développerait pour assurer un climat idéal aux Jeux Olympiques de 2008.

(…) La Chine n’est pas le seul pays à effectuer des recherches dans ce domaine. USA, pays du Maghreb, Russie, Japon, de nombreux pays se vantent de leurs avancées technologiques en la matière. Pour les scientifiques : « faire ou défaire la pluie » est réalisable. “
source :aujourdhuilachine.com

mirage - nuage artificiel

Nous devrions être content non ? Comme le dis Gilles Clément dans son livre sur les nuages. Pour nous citadins, urbains, société de loisir et de consommation, quand il fait fait beau c’est qu’il n’y pas de nuages ! Hors pour un agriculteur, un paysan, pour un peuple du desert, pour la vie … on ne peut pas dire la même chose hein ?

et bien pendant que la chine s’amuse avec ses nuages (qui sont un peu les notres aussi) en les détruisant pour créer de la pluie, une société allemande IfT, elle, s’emploie à créer le premier nuage artificiel. Pour l’instant il est dit que : “Le IfT a été fondé en 1992 pour étudier les processus physiques et chimiques dans la couche d’air proche de la surface, appelée troposphère.”

Artiste et scientifique se réunisse sur cette magie noire ou rêve d’enfant : Blur - Le nuage d’Yverdon

Blur - Le nuage d’Yverdon

“700 tonnes d’aciers sur pilotis, des milliers de buses d’une grande fragilité assurant la magie de l’icone de l’arteplage d’Yverdon. Cette réalisation est le fruit d’une collaboration technologique internationale de haut niveau.”

pour en savoir plus sur ce projet ici

et là

Mais alors ces nuages ne sont plus vraiment du domaine de l’imaginaire, de la légèretè, de l’éphémère ? Non peut être pas même si le nuage fait toujours rêver, inspire, insuffle, nous façonne. Il possible encore de garder la tête dans les nuages :

1) un nuage est fait d’eau : AquaSpace - Fujiki Studio

aquaspaceaquaspace

2) il est aussi chaleur translucide : Cristo - Warpped trees

warpped trees Cristo

3) il est aussi phénomène : Olafur Eliasson - Beauty

Olafur Eliasson - beauty

4) mais énergie destructrice :

nuage explosionnuage explosion

5) et puis c’est beau

vous trouverez une petite selection de livre sur les nuages

lire la suite de : fabriquer des nuages [2]

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