____________________________ mobilo me*

Entries tagged as ‘espace’

nomade pas si téléphoné [2]

janvier 7, 2008 · Un commentaire

suite de : nomade pas si téléphoné [1]

Nomade nous ouvre ainsi la brèche d’une pensée en mouvement : jamais posée, toujours en doute, en cause …

Comment vivre alors le mouvement ? Celui de l’information, celui de l’identité, de la figure ? Comment penser un monde qui se dépasse de lui-même : ce qui marche est déjà dépassé. Comment penser ce flux qui afflue sans filtre ? Le virtuel est un nomade qui se joue de nous ?

A tant de question, il n’est pas nécessaire de répondre. Ce qui pour moi est le plus important c’est de remettre en cause notre position. Celle qui nous fait être là, ici et maintenant. Traversé par ces mouvements incessants. Il n’y a qu’à voir les comportements de notre population suite à un sondage : des vagues entières changent de courant, pour rester dans le mouvement. Mais qui bouge, le train ou le voyageur ? Question de point de vue …

A l’heure ou nombre d’artistes et d’architectes pensent le nomade, le modulaire, le mouvement, il nous faut nous même se re-penser.

Re-load.

En quoi la notion de nomade nous touche ? Peut-être est-ce une notion qui doit ou devrait nous permettre de nous alléger. Par exemple parlons de l’identité : aujourd’hui sur Internet nous avons une identité enregistrée, étudiée, synthétisée, surveillée, prospectée … C’est pourquoi il ne nous reste plus rien à cacher. S’alléger donc.

Comme vu dans l’article précédent, où je présente mon bureau Netvibes, toutes les informations dont j’ai besoin (et même celles dont je ne lirai pas le contenu) sont accessible “si besoin” d’emblée, en un coup d’oeil, de façon frontale. Comment donc penser notre réalité dans ce sens. Comment envisager mon habitat, mon lieu ; comme un espace frontal où tout est accessible d’emblée si besoin :

habitat mobile (brouillon d’une vieille note à ré-écrire)
qu’est-ce qu’un modele d’espace vivable ?
sortir de l’architecture et entrer dans le quotidien des rencontres ?
Pour ma part je ne sais jamais si je dois mettre ce que j’utilise le plus devant moi parce que je ne sais jamais si je vais plus utiliser cet objet que celui qui est juste derriere celui ci… en gros est-ce que je dois mettre ma brosse à dent dans le même gobelet que mon rasoir ou est ce que je dois mettre frontalement l’huile d’olive, le vinaigre, le sel, le poivre, l’ail, les herbes au même niveau pour faire la cuisine. L’espace et son organisation implique obligatoirement une classification d’ordre prioritaire et par conséquent minimaliste dans le geste (pour ne pas dire paresseux). La difficultée est de mettre un ordre de priorité. Souvent quand je rentre chez moi j’ai tellement envie d’aller aux toilettes que j’aimerai qu’il soit tout de suite accessible, et en meme temps j’aime poser ma veste et mon sac avant, alors, faut il un placard intermédiare (car je sais pertinement que je ne remettrai pas cette veste demain donc je la range - voilà pourquoi je n’ai pas parlé de porte manteau hein, vous me suivez ) ? Et pourtant dés fois quand je rentre chez moi j’aime lire mon courrier, ou tout autre chose… Alors Comment organiser l’architecture de son quotidien si ce n’est de le penser en mouvement ?

meubles de pensées issus d’un assemblage encombrant - design matin
source image Design matin : « L’absence d’encombrement procure de l’espace pour penser »

Se délester : l’allègement comme construction de soi

Il faut savoir que tout ce que nous sauvegardons, nos données, importantes ou pas, affectives ou pas, sensibles ou pas, ne sont pas pour autant en sureté. J’ai eu la fâcheuse expérience de perdre toutes mes données sur mon ordinateur de travail, et ce plusieurs fois. Au début c’est dur, on mise tellement là-dessus, et puis après on s’y fait. L’important est ailleurs. L’important est notre mémoire. La nôtre, celle que nous cultivons, celle qui n’a pas de prise, celle qui n’a pas de forme, qui est au-delà du virtuel. C’est cette mémoire qu’il faut sauvegarder, en nous.

disquette

De même qu’à force de déménager, je me suis allégé. A force de porter des cartons de bouquins jamais relus, à force de garder des reliques de souvenirs … J’ai décidé de donner, de jeter, enfin, de me débarrasser, de m’alléger. Pour découvrir que d’autres chemins s’annoncent, d’autres possibles.

Il reste difficile de penser l’architecture autrement qu’en projet. Comment imaginer un habitat qui s’adapte aux chemins que vous empruntez ? Comment concevoir une structure non-finie, non projetable, hors projet ? Comment concevoir l’habitat comme une esquisse, sans cesse remise en cause, jusqu’à ce que le projet ne soit que le résultat après coup. Comme un inframince tendu invisible que l’on arpente.

Aujourd’hui dans une moindre mesure, j’évite d’acheter. Je construis mes meubles. Fonctionnel, nécessaire … Si je les perds, peu importe, ils n’ont pas la valeur de l’achat, je ne me sentirai pas démuni. J’en referai d’autres, autrement, en m’allégeant encore plus dans leur conception et leur fabrication.

Il y a des marques que je consulte comme un cahier de tendance, sorte de musée du design populaire revisité mais que je me refuse j’évite à en être le consommateur : Prenons Habitat, regardez comment ils ont réussi à réintégrer le minimalisme comme esthétique du luxe. Regarder comment Ikéa vend le fait de construire votre meuble vous-même.

foldschool - meuble à télécharger

Ce que j’aime, ce qui m’interpelle chez les Nomades, c’est leur principe de campement :
Un mobilier est pensé dans son mouvement, il faudra le démonter, le ranger pour un prochain voyage, avec un poids supportable, mais qu’il ait aussi une histoire… celle de sa spécificité, de sa nécessité élevée au rang de celui qui : reste, utile, et pas moins beau…

L’espoir d’une disponibilité

Recentrer ses besoins, ses nécessités, ses accessoires, nous offre une disponibilité bien plus importante.

[à suivre]

Catégories : modulaire · référence
Tagged: , , , , , , , , , , , , , , , ,

précarité [2] : les artistes ont la forme

décembre 4, 2007 · 2 commentaires

Dans la suite de précarité ou l’accident d’un modèle j’ai choisi de vous parler de luxe. Oui ce luxe qui permet à des gens comme moi de penser la précarité sans grand risque. Certains ont décidé de la placer sous le thème de l’humour, de la dérision, du cynisme, pour mieux nous montrer certaines absurdités. Nous mettre le doigt dans l’oeil.

Michael Rakowitz :

P (LOT) - Michael RakowitzP (LOT) - Michael Rakowitz
P (LOT) - Michael Rakowitz

J’adore :-)

Autre point de vue

Même si l’artiste ci-dessous ne travaille pas sur l’habitat précaire, je prend le parti de présenter une pièce qui évoque pour moi l’accident et la précarité comme une solution à l’espace :

Topographie - Laurent Perbos

Topographie - Laurent PERBOS
topographie - Laurent Perbostopographie - Laurent Perbos

“Même si l’on peut retrouver des vestiges d’anciens processus formels, par exemple une déclinaison de la table de ping-pong ou du terrain de tennis, la forme s’ouvre sur un paysage qui détermine une sorte de vallon. Le regard peut se promener sur les courbes de niveaux de cette topographie, des pieds du visiteur jusqu’à la hauteur des yeux. Pour l’artiste, c’est le dessus de la structure qui est la base de la proposition.
Cette topographie n’est ni une maquette à grande Èchelle, ni la représentation d’un espace,
c’est vraiment un espace qui est déplacé.”
Lise guéhénneux.

Avec des formes et matériaux simples nous pouvons envisager des réponses poètiques, qui enrichissent l’homme, surtout le plus faible. Que le luxe n’est pas la matière mais la façon d’envisager son espace et son être. Comment penser l’habitat sans penser l’environnement.

-Mon luxe à moi : anecdote
http://www.bout-de-papier.eu/
origine de la photo : bout de papier

Lorsque j’étais étudiant, ben j’avais pas de moyen, ça va de soi. Quelques jours sans un kopeck ça change la donne. J’habitais une petite chambre à St Michel en plein coeur de Paris (merci encore à cette propriétaire qui avait bien compris le sens d’équitable avant la lettre). Je faisais la vaisselle dans ma douche, le reste était pris par mon lit. Bref une chambre d’étudiant plein les dents. Tout ça pour dire, que mon habitat n’était pas circonscrit à ces quelques mètres carrés bien sûr, mais bien au-delà. Mon luxe était d’avoir tout le quartier pour moi. J’étais bien plus riche que la voisine du dessous avec ces 100 mètres carrés. Mes petits déjeuners je les prenais dehors sur le bord de Seine face à Notre Dame (viennoiserie toute fraîche de la boulangerie, et café à emporté du bistro d’à côté). J’avais la plus belle cuisine du monde. Le soir je pouvais inviter autant de gens que je voulais à mes apéros sur le bord de l’eau. Sous le coucher du soleil mon salon était dés plus spacieux, l’écran était géant. L’après midi je faisais la sieste sous l’arbre le plus vieux de Paris (square de Saint Julien le Pauvre), quel luxe d’avoir un jardin en plein paris. Les peu de mètres carré de ma chambre s’étaient transformés en un quartier aux pièces uniques. J’étais heureux de ma précarité, parce que mon habitat était un environnement territoire.

Voilà maintenant que nous y sommes : l’espace commence dedans. Et c’est dans ce dénuement que l’on peut s’habiter. Le dénuement n’est pas nécessairement la pauvreté, qui est une précarité non voulue, qui n’est surtout pas une économie, comme certain le laisse penser. Je parle ici du luxe de la précarité, celui qui fait grandir, qui élargit notre propre horizon et pas celui qui nous fait raleur. Mais bien celui qui nous ramène à l’enfance, au rire et à la rêverie. Ce luxe qui nous permet de voyager sans bouger.

Boris Achour nous donne quelques pistes d’amusement.

Sommes-1999
sommes - boris achour

Voilà donc des pistes pour s’alléger … à suivre

Catégories : référence
Tagged: , , , , , , , , , , , , ,

Drop House Project : algeco - architecte - aux beaux arts

septembre 20, 2007 · Un commentaire

drop house

PROJET DROP HOUSE
Le projet, lauréat du concours Algeco “architecture élémentaire”, a pour but d’allier aux contraintes de surface une qualité spatiale,en créant un espace de vie confortable au fort caractère identitaire. Les différentes fonctions du programme sont regroupées dans de petites unités qui expansent le volume principal en se retirant comme des tiroirs: ainsi la cuisine, la salle de bains, le sas d’entrée, et les deux chambres viennent se positionner en satellite d’un seul espace central. Ces extensions sont mises en oeuvre à l’assemblage, mais la maison peut aussi se refermer en cas d’absence prolongée se protégeant ainsi contre les infractions. Transportable par camion, l’ensemble refermé, est contenu dans les limites maximum du gabarit routier. Le bâtiment, orienté, présentant aussi des solutions pour une autonomie d’énergie optimale.

le site http://www.drophouse.fr/

>> d’autres projets se trament autour du conteneur algeco. (suite)

Catégories : event · projet · référence
Tagged: , , , , , , ,