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Lire la premiere partie : [ note pour une autonomie : effet de serre ]
Autonomie et biotope : Comment alors gérer un monde peuplé d’autonomie; comment penser l’échange, l’économie, lorsque l’on a plus besoin des autres. Comment penser le monde en robinson. Travailler à son île :

“l’île pour mauvaises herbes” Simon starling

Son île comme paysage mentale, déconstruire son habitat en champ d’expérimentation naturel. Envisager la première solution comme la moins pire, et prendre la nature comme énergie. Quelle utopie !
Il nous reste cette possibilité d’envisager notre vie comme impossible pour enfin trouver une réponse. fantasmons donc notre enfance, alors nous aurons des chemins à parcourir …
Reprenons notre point de départ au sujet de la serre. Nous avons tous fait l’expérience de la condensation sur une vitre. Notre corps produit de la chaleur n’est-ce pas ? Si nous imaginons du verre plus froid, alors nous serions dans un nuage intérieur.

Imaginons donc une serre autonome dans laquelle nous pourrions fabriquer des nuages …
Mais pourquoi ? Ben je ne sais pas c’est juste de produire le possible de l’enfance qui nous fait être au monde en poète. Bref pour les pragmatiques il s’agirait aussi de définir au grès du temps, les variantes de la serre pour imaginer la possibilité d’y habiter.
Donc nous sommes à présent dans notre nuage, tendrement installer à rêver.
suite : fabriquer des nuages [1] ; frabriquer des nuages [2] ;
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ou le modèle d’une amnésie.
nous entassons toujours des tonnes de souvenirs, d’objets, de mémoires durant notre vie. Certain déménage pour s’agrandir, d’autres jettent pour avancer, et puis d’autres perdent, tout.
Dans la précarité il n’y a pas de place, y compris pour soi-même.
Assis sur une bouche d’aération la mémoire s’effrite, les repères s’estompent, la perte s’installe.
Avec comme une unique bouée d’une vie passée un sac. Et dans ce sac y à quoi ? Je ne sais pas.

Mais je me suis toujours demandé : parmis ce que j’ai s’il y a avait une chose que je devais garder ça serait quoi ? Bien sûr c’est une question de choix. Dans la précarité le choix n’est pas le filtre de ce qui reste. Ce qui reste est la nécessité. De toutes les manières comment penser une mémoire, l’entretien d’une mémoire, quand le repère géographique n’est plus, quand le repère civil n’existe plus, quand l’image de soi n’interroge plus, quand la mémoire se résume au m2 occupé.

Le temps dans 1 m2 c’est un temps qui s’effi-cloche (oh la belle faute frappe!). Le temps dans 1 m2, c’est le temps du précaire, de celui qui ne peut plus entretenir sa mémoire ou, qui fait de sa mémoire la seule activitée possible, continuellement. Etre précaire de son histoire.


L’oubli prend une forme de plus en plus petitement générale. le précaire ne se souvient pas. L’oubli devient son moteur. Le moteur qui ne s’intéresse qu’au présent, qu’à ce qui est appelé, ici et maintenant, qui ne cherche pas, qui prend pour argent comptant, qui a besoin d’amnésie pour avancer, pour fuire son histoire, pour être autre, qui se ment pour être présent.
Le précaire est celui qui accepte que le pouvoir est de celui qui ment, qui conforte, qui permet de ne pas penser, qui adouci, qui fait du présent la seule réalité, qui fait du passé un simple : oubliez moi de culturelle … qui fait se sentir là , toujours présent …

(à suivre)
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photos ivan tozzi
note précédente : échafauder des étages [1]
L’échafaudage est le temps de la construction, du renouveau. C’est le temps mis en suspension, en attente, un entre deux, d’ossatures. Mis à nu il n’est autre qu’un corps agrippé à un autre. Il est un plus, un appendice au changement : comme des allumettes à mes yeux pour ne plus dormir.
Histoire de trompe l’œil pour ne pas fermer les yeux. Entre un avant et un après. C’est la mise en forme d’un processus.

le chien andalou
Comment penser-formaliser le faire ? Ce qui est en train, ce qui n’est pas fini.
Penser les choses comme tel ! Figurer l’esquisse d’un devenir comme étant le résultat : tout le problème du projet ! Le projet est ce qui va advenir. Mais n’est il pas en soi un ensemble de processus d’étapes fini ? Ne serait- il pas une construction de l’étude, de l’esquisse ?
Lorsque l’on met un morceaux de sucre dans l’eau, à quel moment fond-il ? C’est ce temps là que j’aimerai revêtir ou in-vêtir. Habiter un temps où la position de l’instant est juste ! Où le prétexte d’une fin permet d’éclairer chaque instant comme voulu. De rendre sensible le mouvement, de le ralentir à ce qu’il est, un nouveau différent du premier mais présent à chaque fois.
dessin solaire - serge toussignant
Prendre une pause. Faire de cette pause la réussite du projet. Et ainsi travailler sur les silences …
[à suivre]
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