La paresse est jouissance de soi ou n’est pas. N’espérez pas qu’elle vous soit accordée par vos maîtres ou par leurs dieux. On y vient comme l’enfant par une naturelle inclination à chercher le plaisir et à tourner ce qui le contrarie. C’est une simplicité que l’âge adulte excelle à compliquer. (extrait du texte de Raoul Vaneigem)
Ce receuil de texte sur le droit à la paresse trouve se place dans un monde où l’amnésie conduit les peuples à s’auto aliéner on trouve quelques notions interessantes à nos reflexions.
Notament sur la notion de temps mort. Le temps mort est celui qui nous est accordé lorsqu’on ne travaille pas. Et pourtant c’est le temps que l’on retrouve, libéré, et non mort. Rien que cette notion de temps mort pourrait faire l’objet d’un billet. Comme le concept de vacance, qui veut dire vaccant, vide. Les vacances sont du temps vide. Hors combien ce temps nous remplit, comme il est plein! Il est étrange comme notre civilisation a fait du travail le mettre étalon de la liberté, en inversant les sens, et nous culpabilisé du temps libre.
Une autre perle d’actualité, que l’on trouve dans le texte de Paul Lafargue :
(…) Devant la comission de 1860 sur l’enseignement professionnel, un des plus grands manufacturiers de l’Alsace, M.Bourcart, de Guebwiller, déclarait :
“Que la journée de douze heures était excessive et devait être ramenée à onze heures, que l’on devait suspendre le travail à deux heures le samedi. Je puis conseiller l’adoption de cette mesure quoiqu’elle paresse onéreuse à première vue; nous l’avons expérimentée dans nos établissements industriels depuis quatre ans et nous nous en trouvons bien, et la production moyenne, loin d’avoir diminué, a augmenté” (…) la lettre suivante d’un grand industriel belge, M. M. Ottoavaere : “Nous travaillons tous deux grandes heures de trop; j’ai la conviction que si l’on ne travallait que onze heures au lieu de treize, nous aurions la même production et produirions par conséquent plus économique”. > le droit à la paresse . P.Lafargue > à écouter le texte en mp3 pour les paresseux
Présentation de l’éditeur
” John Muir - Planète Terre - Univers ” tels sont les mots inscrits sur la face intérieure de la couverture du carnet de route dont est issu ce volume. Ils reflètent l’état d’esprit dans lequel son auteur entreprit sa marche de quinze cents kilomètres en direction du golfe du Mexique, via le Kentucky, en 1867. Il s’agit là, de loin, de la plus longue excursion botanique que John Muir ait faite au cours de sa jeunesse. Sa pérégrination a lieu dans une Amérique sauvage dans les deux acceptions du terme : des pans immenses de territoire sont intouchés par l’homme dans le même temps où les soubresauts de l’histoire - la guerre de Sécession vient de s’achever - rend les routes incertaines. Les conditions sont donc rudes, les rencontres aléatoires, mais le naturaliste reste ferme sur ses jambes, et prend les étoiles pour couverture. Mi-naturaliste (il note, classe, repère les espèces endémiques), mi-prophète, toujours en extase devant la ” wilderness “, son amour de la nature est une véritable religion et ses rares incursions dans les villes (il n’entrera même pas dans New York lors d’un transit entre la Floride et Cuba) sont purement fonctionnelles. ” Souvent, il me fallait coucher dehors sans couverture, mais aussi sans souper ni déjeuner. Pourtant, je n’avais d’ordinaire guère de difficulté à trouver une miche de pain dans les clairières largement espacées les unes des autres où étaient installés les fermiers. Muni de l’un de ces gros pains de la forêt, j’étais capable de vagabonder durant des kilomètres au sein de la nature sauvage, libre comme les vents dans les bois radieux. “
pour en savoir plus rendez vous sur le site éditeur : José Corti
Ce livre rejoint le thème du marcheur. Celui dont le temps est étrangement différent. La nature ralentit les choses. Et pourtant ce texte reste très actuel. Les méditations de John Muir pourraient être datées d’aujourd’hui que ça ne changerait rien. Le temps est ralenti, le temps est passé, mais il est encore là, non fini. Il s’étend à aujourd’hui tel une membrane élastique nous englobant dans notre marche et notre démarche.
Je reviendrai dans un prochain billet sur le thème du marcheur qui me semble une belle alternative aujourd’hui (je ne fais pas référence au sportif randonneur … bien sûr). Voici un petit aperçu de ce qu’à pu dire Michel Polac dans Charlie Hebdo :
“Muir, c’est le héros des écologistes américains; les Parc Nationaux, c’est lui, et sans lui, les sequoias géants du Yosemite Park auraient été débités en allumettes par les cyniques héros de la libre entreprise. lisez tous les détails”
Un passage du livre (parmis tant d’autres) :
“On nous dit que les plantes sont des créatures périssables, dépourvues d’âme, et que seul l’homme est immortel, etc., mais c’est là un sujet, je pense, dont nous ne savons presque rien. Quoiqu’il en soit, ce palmier-là était impressionnant au delà des mots, et il m’a dit des choses plus importantes que je n’ai jamais entendu d’un prêtre de l’espèce humaine.”
“Tourné dans le monde entier, “Super Plantes” met en scène des plantes extraordinaires et raconte leur histoire. En 2 DVD de 3 épisodes chacun, “Super Plantes” perce les incroyables secrets du règne végétal.
DVD 1
. Le cri des arbres tueurs
En Afrique, des acacias meurtriers agissent de manière concertée pour massacrer de grandes antilopes. Comment ces tueurs en série s’y prennent-ils ?
. L’heure du bambou
Des bambous, pourtant séparés par des montagnes et des océans, fleurissent et meurent en même temps. Est-ce une coïncidence ? L’enquête pour le découvrir va nous mener aux quatre coins du monde.
. L’indestructible ginkgo
A Hiroshima, un arbre, le ginkgo biloba, a défié la bombe atomique. Il contient peut-être la molécule qui rendrait nos cellules indestructibles.
DVD 2
. L’île des arbres vieillards
A l’île Maurice, un arbre cessa un jour de se reproduire. Il revient aujourd’hui à la vie grâce à de drôles de volatiles.
. Des graines d’éternité
Après trois mille ans passés au fond d’un lit d’argile, une graine de lotus a enfin germé. Une femme, Jane Shen-Miller, a juré qu’elle percevrait le secret de ces graines.
. A la recherche de l’arbre dinosaure
Un jour, pour mieux se reproduire, un arbre inventa la floraison. C’était au temps des dinosaures. Cet arbre dinosaure existerait toujours, caché dans une vallée australienne. “
Ces documentaires ouvrent des chemins peu connu en occident, et offrent ainsi de nouveaux champs d’investigations.
Bon y a quand même un petit bémol : ce sont les commentaires du premier documentaire, genre faux suspens … bref ça ça gâche un peu. Mais pour le reste du contenu n’hésitez pas à vous le procurer.