


photos ivan tozzi
note précédente : échafauder des étages [1]
L’échafaudage est le temps de la construction, du renouveau. C’est le temps mis en suspension, en attente, un entre deux, d’ossatures. Mis à nu il n’est autre qu’un corps agrippé à un autre. Il est un plus, un appendice au changement : comme des allumettes à mes yeux pour ne plus dormir.
Histoire de trompe l’œil pour ne pas fermer les yeux. Entre un avant et un après. C’est la mise en forme d’un processus.

le chien andalou
Comment penser-formaliser le faire ? Ce qui est en train, ce qui n’est pas fini.
Penser les choses comme tel ! Figurer l’esquisse d’un devenir comme étant le résultat : tout le problème du projet ! Le projet est ce qui va advenir. Mais n’est il pas en soi un ensemble de processus d’étapes fini ? Ne serait- il pas une construction de l’étude, de l’esquisse ?
Lorsque l’on met un morceaux de sucre dans l’eau, à quel moment fond-il ? C’est ce temps là que j’aimerai revêtir ou in-vêtir. Habiter un temps où la position de l’instant est juste ! Où le prétexte d’une fin permet d’éclairer chaque instant comme voulu. De rendre sensible le mouvement, de le ralentir à ce qu’il est, un nouveau différent du premier mais présent à chaque fois.
dessin solaire – serge toussignant
Prendre une pause. Faire de cette pause la réussite du projet. Et ainsi travailler sur les silences …
[à suivre]
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Prenons cet article comme une hypothèse même si elle est fausse.
Pour point de départ à ma réflexion je suis parti d’un article de loi sur l’emplacement de serre sur du non constructible :
ARTICLE R422-2 DU CODE DE L’URBANISME : PERMIS DE CONSTRUIRE ET EXCEPTIONS AU REGIME GENERAL
Sont exemptés du permis de construire sur l’ensemble du territoire :
l) Les châssis et serres dont la hauteur au-dessus du sol est supérieure à 1,50 mètre sans toutefois dépasser 4 mètres, et dont la surface hors oeuvre brute n’excède pas 2000 mètres carrés sur un même terrain ;
C’est en lisant cet article que je me suis posé la question sur l’habitat comme serre.
Ce qui remet en cause la construction de murs opaques, d’un monde du caché, d’un intérieur invisible, séparé du dehors. La serre comme intérieur d’harmonie, un extérieur en soi …
Sans partir dans une vision futuriste.
Le présent donne des réponses et intègre le futur précaire dans sa réflexion. C’est ainsi que le musée de botanique de bordeaux (Françoise-Hélène Jourda) nous offre une marche supplémentaire à cette hypothèse, et érige sa transparence en un joyau d’humili-manité.
Certes cette construction s’adresse aux plantes. Qui s’est déjà promener dans une serre sait qu’il est difficile d’y respirer, l’air y est lourd. Mais en Afrique aussi ! Et les peuples n’en sont pas mort pour autant, la mort en ces pays vient d’ailleurs !
Mise à part, essayons d’envisager cette tournure en un projet plus proche. Des architectes se sont déjà posés la question. Sans partir dans des cathédrales de verre, des maisons se font serre vivable, maison vivante.


quand la maison se fait jardin – architecte Xavier Fouquet
Bien, mais imaginons que nous habitions une serre autonome d’un point de vue énergétique. Nous pourrions y jardiner bien sûr et par la même s’auto-nourrir. Mais quel serait ce monde où l’autonomie serait moteur. Quels nouveaux échanges jailliraient de cette autonomie ? Comment penser un monde sans échanges, où l’autonomie en serait l’économie ?
[à suivre ...]
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