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marche [2] : grève est une pause salutaire

février 16, 2009 · Un commentaire

La vitesse du marcheur est celle du regard posé sur les choses. Celui qui ne voit pas arpente les chemins sans pauses. Et pense sa marche comme un challenge, un défi, il ne pense qu’à la fin. La marche en soi ne l’intéresse pas. Tout ce qui le concerne d’ailleurs, le en soi est fait pour l’autre.

Le marcheur est celui qui voit, qui prend le temps de voir, qui marche pour voir. En lui et ce qui l’entoure. Tout ce qui l’entoure fait partie de lui, le révèle, le touche dans ses plus profond souvenirs, oubliés ou pas. Tout ce qu’il voit le constitue. Ce qui le constitue est un rythme harmonieux. Celui du souffle, du regard, dont le corps se meut en un vaste paysage dans lequel l’esprit se déplace… Car le marcheur se déplace dans ce qu’il voit, ce qu’il sent, ce qu’il entend comme en lui même. Ainsi la nature s’installe en lui, et tisse ses chemins en son sein. C’est pourquoi la pause fait partie prenante de la marche. Le marcheur se pause pour en ralentir les effets, et découvre ainsi la nature comme enveloppe, celle que le fait rythme.

grèves

La grève est une cessation d’activité, en fin de productivité, ne plus produire, faire une pause. Mais c’est aussi là se pose un cours d’eau. C’est le lieu et l’instant de la pose, de l’arrêt, de la vacance, de l’écoute, et de l’attente. Et pourtant les jours de grèves font de l’inactivité du travailleurs, un jour de marche. Contraint ou manifeste.

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Mais la grève est une pause salutaire, une limite du cours, d’eau ou de l’histoire, une pause du marcheur que l’on est, un besoin de reprendre souffle. La grève est le moment de l’écoute, de la halte temporaire au voyage, de faire le point pour mieux repartir. La grève est le point d’arrêt d’un nouveaux départ. En accord avec la nature, sa nature, en soi.

fin d’une histoire où l’unique chaussure du bord de routes demande à l’autre on fait une pose ?

changer les repères. Modifier la perception.

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note pour une autonomie [2] : une histoire de robinsonnade

juin 27, 2008 · Laisser un commentaire

Lire la premiere partie : [ note pour une autonomie : effet de serre ]

Autonomie et biotope : Comment alors gérer un monde peuplé d’autonomie; comment penser l’échange, l’économie, lorsque l’on a plus besoin des autres. Comment penser le monde en robinson. Travailler à son île :

Rêves de bonheur - Simon Starling

“l’île pour mauvaises herbes” Simon starling

Rêves de bonheur -Simon Starling

Son île comme paysage mentale, déconstruire son habitat en champ d’expérimentation naturel. Envisager la première solution comme la moins pire, et prendre la nature comme énergie. Quelle utopie !

Il nous reste cette possibilité d’envisager notre vie comme impossible pour enfin trouver une réponse. fantasmons donc notre enfance, alors nous aurons des chemins à parcourir …

Reprenons notre point de départ au sujet de la serre. Nous avons tous fait l’expérience de la condensation sur une vitre. Notre corps produit de la chaleur n’est-ce pas ? Si nous imaginons du verre plus froid, alors nous serions dans un nuage intérieur.

 

Imaginons donc une serre autonome dans laquelle nous pourrions fabriquer des nuages …

Mais pourquoi ? Ben je ne sais pas c’est juste de produire le possible de l’enfance qui nous fait être au monde en poète. Bref pour les pragmatiques il s’agirait aussi de définir au grès du temps, les variantes de la serre pour imaginer la possibilité d’y habiter.

Donc nous sommes à présent dans notre nuage, tendrement installer à rêver.

suite : fabriquer des nuages [1] ; frabriquer des nuages [2] ;

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précarité[3]: le temps dans 1m2

avril 21, 2008 · Laisser un commentaire


 ou le modèle d’une amnésie.

nous entassons toujours des tonnes de souvenirs, d’objets, de mémoires durant notre vie. Certain déménage pour s’agrandir, d’autres jettent pour avancer, et puis d’autres perdent, tout.
Dans la précarité il n’y a pas de place, y compris pour soi-même.

 

Assis sur une bouche d’aération la mémoire s’effrite, les repères s’estompent, la perte s’installe.
Avec comme une unique bouée d’une vie passée un sac. Et dans ce sac y à quoi ? Je ne sais pas.

 

 

Mais je me suis toujours demandé : parmis ce que j’ai s’il y a avait une chose que je devais garder ça serait quoi ? Bien sûr c’est une question de choix. Dans la précarité le choix n’est pas le filtre de ce qui reste. Ce qui reste est la nécessité. De toutes les manières comment penser une mémoire, l’entretien d’une mémoire, quand le repère géographique n’est plus, quand le repère civil n’existe plus, quand l’image de soi n’interroge plus, quand la mémoire se résume au m2 occupé.

Le temps dans 1 m2 c’est un temps qui s’effi-cloche (oh la belle faute frappe!). Le temps dans 1 m2, c’est le temps du précaire, de celui qui ne peut plus entretenir sa mémoire ou, qui fait de sa mémoire la seule activitée possible, continuellement. Etre précaire de son histoire.

 

L’oubli prend une forme de plus en plus petitement générale. le précaire ne se souvient pas. L’oubli devient son moteur. Le moteur qui ne s’intéresse qu’au présent, qu’à ce qui est appelé, ici et maintenant, qui ne cherche pas, qui prend pour argent comptant, qui a besoin d’amnésie pour avancer, pour fuire son histoire, pour être autre, qui se ment pour être présent.

Le précaire est celui qui accepte que le pouvoir est de celui qui ment, qui conforte, qui permet de ne pas penser, qui adouci, qui fait du présent la seule réalité, qui fait du passé un simple : oubliez moi de culturelle … qui fait se sentir là , toujours présent …
 

(à suivre)

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